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La rue des Cristalleries

Cristalleries : plomb …

Peut-on toujours polluer ?

A l’ordre du jour Conseil Municipal du 30 mai, figurait l’avis de ce dernier au sujet d’une dérogation demandée par la Manufacture, pour l’autoriser à rejeter une quantité de plomb supérieure à la norme.

Il faut tout d’abord noter que, faute très certainement d’une information sérieuse de la Préfecture, l’enquête publique, qui a eu lieu du 18 avril au 21 mai 2016, n’a retenu l’attention d’aucun Bachamois, et n’a suscité aucune question

Sans entrer dans trop de détails techniques, il suffit de savoir que, d’après un rapport de la Préfecture :

  1. Le choix est uniquement économique pour la Cristallerie, qui, d’après une étude, a deux possibilités :
    1. Solution avec rejet de près de 500 g. de plomb par jour, avec un investissement de 245.000 €
    2. Solution avec aménagements conséquents (bassin tampon, clarifloculation, etc. …) avec un investissement de 1.815.000 €, permettant d’atteindre, voire d’être en dessous, de la norme.
  2. La teneur en plomb, en amont des rejets de la Manufacture, serait supérieure à ce qu’on trouve après les rejets de la Cristallerie !
    On se demande comment cela se peut, à moins que les prélèvements soient faits à plusieurs dizaines de kilomètres, auquel cas les affluents de la Meurthe « laveraient » le plomb…
  3. Il n’est fait état d’aucune étude écotoxicologique à l’appui du rapport…

Au final, je suis intervenu sur ces points au conseil municipal, car aujourd’hui, on ne peut plus, à mon avis, continuer à se comporter comme des inconscients à l’égard de notre environnement. Qui n’est pas le nôtre, mais celui des générations à venir !

Comme je l’ai fait remarquer lors de mon intervention, si demain quelqu’un se trouve avec un gramme de rejet de CO² en excédent lors d’un contrôle technique de son véhicule, … il devra repasser avec une voiture « aux normes » !

Alors, pourquoi être toujours aussi tolérant avec les pollueurs industriels ?

Une dernière question se pose, comme le faisait remarquer M. le Maire : pourquoi la responsabilité échoit-elle en dernier ressort au Conseil Municipal, qui n’a, en l’occurrence, guère de choix En tous cas, sûrement pas celui de résister à un chantage à l’emploi !

Malgré tout, on peut noter que tous les conseillers ne sont pas d’accord avec ce principe, puisqu’au total, nous étions onze à nous abstenir…

A propos de Florent MARULAZ

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